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L'ordre du jour

Aurais-je commencé
Si j'avais su un jour
Tout ce qui ne m'attendrait pas ?



Quel est donc ce décalage
Celui qui sommeille en moi
Alors que pendant tout ce temps
Mon corps blessé ne dort pas

Immense est le fruit du hasard
Cette eau qui coule le long du bras
Les deux rivières qui s’enchaînent
Se frôlent mais ne se rejoignent pas

Dans un automatisme de nuit
Des voix sifflent à mes oreilles
Mes longues absences diurnes
D’une reine qui marche au pas

Attendre, attendre, semer
Récolte sans pain et sans levain
De la nuit à la prune avalée
Le non festin d’un sombre repas

C’est dans la nuit que tout se trouve
La vérité des amples mensonges
La soif d’une terre desséchée
L’ordre du jour, je ne sais pas

C’est quand je rentre que je l’entends
Rauque, dur, gras, toussotant
Le moindre mouvement me touche
En ce sommeil que je ne trouve pas

Serais-je donc une autre Circé
Alors que je les ai transformé
Méritant sa douleur refoulée
Les dresser, mais jamais au pas

Le souffle saccadé la rejoindre
Epicier de plomb et de pharmacopée
Et de une et de quatre
Mes haltes au devant de mes pas

Et dire qu'il suffirait d'une étoile....


Edité le 5/12/2007

Derrière le clavier

Masque troublant
Masque troublé
Voyage vénitien
Déterminant
Masque de derrière le clavier
Dans nos perditions
Restons liés
A Msn, nos commentaires
Oeil noir, bouche volup tueuse
Oeil noir, bouche volupté
Les cupidons attaquent
Mais lancent leurs flèches
A côté de la plaque
Prennent le train
Thalys au Pays des merveilles
Se cacher de l'un
Se cacher de l'autre
Se déguiser, ne pas se montrer
Sous la beauté du masque
Respiration diffuse
Couleur de joie infuse
Un cirque pour nous tout seul
Un châpiteau où se cacher
La joie, la haine
La tristesse et l'amour
Est-ce donc cela la légèreté ?
Si surfer est se cacher
Si surfer est tromper l'autre
Alors, rien à faire

Je ne serai jamais légère


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Edité le 27/09/2006

Autoportrait - 100 facettes

Partir d'un demi visage, une moitié de soi-même et se reconstruire.
Savoir qu'il ne peut y avoir qu'une seule image de soi, mais 100 facettes de soi parce que nous nous conjugons au pluriel.
Passer la douleur, se recentrer, se reconcentrer et se reconstruire. Essayer en tout cas.
Se découvrir autre, se découvrir en progressant à petits pas, tout doucement.
Savoir ce que l'on veut, ce que l'on ne veut pas.
Savoir qu'on ne refera pas ce chemin là des centaines de fois.
Il est trop dur à faire, il laisse trop de cicatrices.
Alors, tenter d'approcher le sommet de sa vie avec les traces de ce qui a été vécu et celles de ce qu'il reste à vivre. Une naissance, un semblant de vie, une destruction et un l'essais d'une renaissance.
Le chemin de toute une vie



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L'arbre est né, bien planté
Enraci dans sa terre, il a progressé
D
e ces branches minimes un tronc s'est éle
P
armi les siens, s'est transformé
U
n jour, il s'estci
Je serai seul, les pieds dans la terre

E
t les hommes a affron
Comme un roc celtique, la tenacité

Ma
is lge rend fragile
A
vec le temps quelques bois dent
E
t l'âge rend trop sage
A
vec le temps quelques bois fleurissent
N
e jamais se résigner
D
eux parts dans l'arbre
D
e la sève froide s'écoulent les larmes
L
a fourche, la hache, le masque et l'amer
D
e la sève chaude s'ébauche un sourire
La joie, l'énergie, la franchise et la mer

Goupil hurlant massacrant une fleur sous l'éclair

E
lle fredonnant une chanson dans les airs
H
armonie d'une fusion ..... Le feu d'un piment
D
ouceur d'une caresse ..... Le piquant d'un chardon
Arc-en-ciel des couleurs ..... Noyade sous l'ouragan

Un sourire et des hommes

L
es voyages, la nuit, le jour
S
ous une musique leste
Bien anc, se diffusant

S
i c'était vrai ...
La flamme nourricre

L'homme, la mère

U
n petit d'arbre

Edité le 10/09/2006

La marée noire

Parfois je le sens, je peux tuer
Ne restera que des oeuvres de moi
Vieilles croûtes insignifiantes tant il y en a
Anecdotes anodines que l'on contera
Pas longtemps, les jours qui suivent
Et puis un long silence, comme un lac la nuit
Je ne suis rien
Des toiles, des masques de mots
Quelques photos, instantanés de vie
La pièce sera vide
Le grand cirque châpiteau démonté
Toutes ces questions
Et cet amour que je refuse
Refouler les ouragans des hémisphères
Me noyer dans les pigments
M'imprégner de mes délires
La douleur de l'invivable
Alors fermer les yeux
Je te vois passer sans laisser de trace
Juste une ligne, quelques lettres
Humer l'air, avoir l'oeil, glisser le long de l'amer
Un aurait voulu être né avant
Être plus vieux que maintenant
Avoir connu les délires des papillons noirs
Je veux mourir près de la mer
Ici, ce n'est que bonheur chimique
Et je souffre mais j'y retourne
Je ne peux plus me passer de ça
Je ne peux plus me passer d'eux

Ils sont libres
J'impose, pour eux, cette liberté
Oui, ils sont libres
De venir, de passer
De me parler, me consulter
De voir, de sentir
D'apprécier, de détester
Ils sont même libre de me toucher
Je suis là pour ces hommes libres
Je n'aime que la présence et la fidélité
Mais qui est entier?
J'en demande trop peut-être
Mais ils viennent se plaindre
Et à chaque fois, je suis là
Où est mon "homme de verre"?
J'aurais voulu écrire
"J'irai cracher sur vos tombes"
Lui éructer ainsi toute ma haine
Elle, elle !
La frapper
Encore et encore, et encore
Sortir de moi toute cette misère
M'asseoir sur les rochers
Attendre que la mer monte
Je regarde l'instant, je le fixe
La vague roule, court, se brise
Lac et huile ensuite
Me noyer
Prendre rendez-vous avec la marée
Là laisser me recouvrir sans résister
Enterrer et ensevelir tous mes rendez-vous manqués
Je ne veux plus être gentille
Parfois
Je le sens, je le sais
Oui, parfois
Je peux tuer



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Edité le 8/09/2006