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Rails de vies

Dans ce couloir océan
les rails de l'eau prennent leur élan
Ils s'éclancent dans les profondeurs de l'esprit
Nous partons avec eux
Les rejoindre dans la forêt de l'espoir
Ensemble, rejoindre l'avenir de nos vies.
 
 
 

Douceur violette

De temps en temps, par période, je laisse les pinceaux au repos et je sors l'appareil photo.Je me balade, je prends l'air et observe du regard ce qui se passe autour de moi.

Terre, mer, personnes, faune et flore....saisons...art "outside"...

Il en ressort généralement des choses assez simples, sans prétention aucune.

Mais parfois une lumière douce et violette se diffuse et les gouttes d'eau font une apparition furtive.
Que faire de plus sinon se laisser bercer et se laisser envahir par cette tendre clarté....?...






Edité le 19 août 2009

L'ordre du jour

Aurais-je commencé
Si j'avais su un jour
Tout ce qui ne m'attendrait pas ?



Quel est donc ce décalage
Celui qui sommeille en moi
Alors que pendant tout ce temps
Mon corps blessé ne dort pas

Immense est le fruit du hasard
Cette eau qui coule le long du bras
Les deux rivières qui s’enchaînent
Se frôlent mais ne se rejoignent pas

Dans un automatisme de nuit
Des voix sifflent à mes oreilles
Mes longues absences diurnes
D’une reine qui marche au pas

Attendre, attendre, semer
Récolte sans pain et sans levain
De la nuit à la prune avalée
Le non festin d’un sombre repas

C’est dans la nuit que tout se trouve
La vérité des amples mensonges
La soif d’une terre desséchée
L’ordre du jour, je ne sais pas

C’est quand je rentre que je l’entends
Rauque, dur, gras, toussotant
Le moindre mouvement me touche
En ce sommeil que je ne trouve pas

Serais-je donc une autre Circé
Alors que je les ai transformé
Méritant sa douleur refoulée
Les dresser, mais jamais au pas

Le souffle saccadé la rejoindre
Epicier de plomb et de pharmacopée
Et de une et de quatre
Mes haltes au devant de mes pas

Et dire qu'il suffirait d'une étoile....


Edité le 5/12/2007

Air du large



Ou narcose des profondeurs ... ? ...

Edité le 30/09/2007

Brume, mon amour

Brume, mon amour
Ta main, Brume, aussi douce que l'arc-en-ciel si discret,
M'emprisonne au fond des ouragans noisettes
De tes yeux argentés
Et me fait filer dans tes rayons auburn
Comme un aigle explorant ton âme...
L'aube...
Mon rêve se noie dans les profondeurs de mes songes
Alors qu'une lueur caressante efface les ombres de la nuit.




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Edité le 4/02/2007

Une fin de journée en hiver - An end of the day in winter

Une balade en fin de journée
Le ciel qui change de couleur
Il m'invite a fixer l'heure et la graver
Il fait froid, mes mains se figent
Je persiste
Les couleurs sont trop belles



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A walk at the end of the day
The sky which changes color
It invites me has to fix the hour and to engrave it
The weather is cold, my hands solidify
I persist
The colors are too beautiful

Edité le 17/12/2006

Derrière le clavier

Masque troublant
Masque troublé
Voyage vénitien
Déterminant
Masque de derrière le clavier
Dans nos perditions
Restons liés
A Msn, nos commentaires
Oeil noir, bouche volup tueuse
Oeil noir, bouche volupté
Les cupidons attaquent
Mais lancent leurs flèches
A côté de la plaque
Prennent le train
Thalys au Pays des merveilles
Se cacher de l'un
Se cacher de l'autre
Se déguiser, ne pas se montrer
Sous la beauté du masque
Respiration diffuse
Couleur de joie infuse
Un cirque pour nous tout seul
Un châpiteau où se cacher
La joie, la haine
La tristesse et l'amour
Est-ce donc cela la légèreté ?
Si surfer est se cacher
Si surfer est tromper l'autre
Alors, rien à faire

Je ne serai jamais légère


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Edité le 27/09/2006

La marée noire

Parfois je le sens, je peux tuer
Ne restera que des oeuvres de moi
Vieilles croûtes insignifiantes tant il y en a
Anecdotes anodines que l'on contera
Pas longtemps, les jours qui suivent
Et puis un long silence, comme un lac la nuit
Je ne suis rien
Des toiles, des masques de mots
Quelques photos, instantanés de vie
La pièce sera vide
Le grand cirque châpiteau démonté
Toutes ces questions
Et cet amour que je refuse
Refouler les ouragans des hémisphères
Me noyer dans les pigments
M'imprégner de mes délires
La douleur de l'invivable
Alors fermer les yeux
Je te vois passer sans laisser de trace
Juste une ligne, quelques lettres
Humer l'air, avoir l'oeil, glisser le long de l'amer
Un aurait voulu être né avant
Être plus vieux que maintenant
Avoir connu les délires des papillons noirs
Je veux mourir près de la mer
Ici, ce n'est que bonheur chimique
Et je souffre mais j'y retourne
Je ne peux plus me passer de ça
Je ne peux plus me passer d'eux

Ils sont libres
J'impose, pour eux, cette liberté
Oui, ils sont libres
De venir, de passer
De me parler, me consulter
De voir, de sentir
D'apprécier, de détester
Ils sont même libre de me toucher
Je suis là pour ces hommes libres
Je n'aime que la présence et la fidélité
Mais qui est entier?
J'en demande trop peut-être
Mais ils viennent se plaindre
Et à chaque fois, je suis là
Où est mon "homme de verre"?
J'aurais voulu écrire
"J'irai cracher sur vos tombes"
Lui éructer ainsi toute ma haine
Elle, elle !
La frapper
Encore et encore, et encore
Sortir de moi toute cette misère
M'asseoir sur les rochers
Attendre que la mer monte
Je regarde l'instant, je le fixe
La vague roule, court, se brise
Lac et huile ensuite
Me noyer
Prendre rendez-vous avec la marée
Là laisser me recouvrir sans résister
Enterrer et ensevelir tous mes rendez-vous manqués
Je ne veux plus être gentille
Parfois
Je le sens, je le sais
Oui, parfois
Je peux tuer



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Edité le 8/09/2006

Amaryllis "Belladonna"



Il amarre Yllis le long d'un quai d'Afrique du Sud
Il la regarde, Belladonna, elle est bulbeuse
Elle illumine ses hivers

Pour qu'elle grandisse
Il la nourrit
De terre, de tourbe
Pour qu'elle s'épanouisse
Il l'expose en pleine lumière

Elle tend ensuite son cou
Respire l'air, explore les odeurs
D'elle même, elle largue les amarres
Sent le vent de la liberté

Son unique mat porte trois vergues
Parfois blanches, parfois rouges
Tantôt rose, tantôt saumon
Elle l'entoure alors des ses mèches d'irrigation
Ils voyagent ensemble

Elle l'oriente, cherche sa lumière
Evite les brûlures
Elle aperçoit sa mère
Dame hygrométrie, la nourricière

Ils naviguent, découvrent le monde
A nouveau se rencontrent

Une fois son voyage accompli, se repose
Se met en veille, se Miossec
Il le sait, il doit le faire
Ce douloureux passage

Il coupe l'unique mat
Laisse ses bras jaunir
Il l'amarre à nouveau
Reconstitue les réserves

Il la protège, au sec
La libèrera l'automne prochain
Il la regardera Belladonna
Elle est bulbeuse


Edité le 7/08/2006