"Zinneke Parade"


Non ce n'est pas le chien bâtard, c'est le mélange des gens de chez moi.
Le mélange dans la ville et qui fait ce qu'elle est.
Bruxelles!


Le danseur



Sur la pointe des pieds, danse
De l'ordinaire à l'extraordinaire, saute
L'espace du songe
Virtuose funambule
Au plus près des étoiles
Pître des sentiments
Déguisé instable, danse
C'est qu'il y a dans le mot deux images
Deux facettes de toi
Vie de manège, plaisant inutile
Sacré antique, illuminé magique
Il est temps, il est temps
Apprend à tomber à présent

La treizième forêt


Les bambous d'avant le jour se dressent au plus près du printemps sauvage.
Les belles tombes enivrent le lagon du temple des eaux troubles.
A l'heure du dragon, tu peignes des mots vert-d'eau.
Sous la natte, nous rêvons de bois.
Au delà de la barrière, la nuit saisi un récit d'émeraude.
N'aimerais-tu pas allumer le cerisier de sang?
En cet instant, bulbe profondeur,
Tes mains, criminel,
La douceur de la treizième forêt s'évade contre nous.

irOise

Corps à corps



Ma part du ciel, la sienne
Te sens-tu bien dans ma peau?
Nos intempéries de la vie se frôlent et se frottent à tous moments
De nos dictionnaires montent d'étranges mots dont nous ne connaissons pas l'essence.
A trop jouer nous avons trop gagné, trop vite
Nous voilà à présent en ruines décomposées, ce nous à tout jamais évaporé entre les rails de villes
Passer du gothique au gothique et en perdre l'art, rouge enfuit dans nos coeurs, servant à présent à une autre, à un autre aussi, qui sait? Un jour ...
Que d'efforts pour que ne s'écoule des rivières que rires et tendresses
Dans un avenir lointain, qui semble si lointain, sans certitude.
Aucune.

La sournoise



La sournoise
Présence invisible qui nous veut du mal
Celle qui force les portes de notre conscient et surgi de l'ombre de notre inconscient
Celle qui emporte tous nos objets étranges, utiles et inutiles qu'elle entasse avec soin dans sa mémoire comme l'on range une armoire
La suivre annonce l'état de manque
A nous de la refuser

Le porteur d'hommes



"Dans le combat humain pour l'élévation de l'esprit, il ne suffit pas de monter le plafond, il faut aussi empêcher le plancher de s'effondrer"

 
Bernard Werber

La déferlante


Depuis la nuit, le noyé impatient se mêle au rouge sang
Le long du mur, les particulent diffusent toute la haine du monde
L'égoïsme supprime l'amour naissant, écumant son travail d'un cadre blanc

Léon, Léon...
Errant dans l'encre noire et froide

Vomir le bois dont nous nous sommes chauffés
Envahir encore et encore
Tu croupis d'horreur sur un tas de fumier
Te voilà seul
Te voilà seule
Humain, unique

C'est comme une vague éternelle qui revient
Veille à la somme en rajoutant un point.


irOise 2011