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Dans les mêmes bras

"Alors on est prêt, on attend, on attaque.
Et de douceur de mains on devient guerrier,
de lenteur de carresses on devient furie,
de mots d'amour on devient vipère.
Multiples sont les jouissances des uns, des unes, des autres.
Alors il n'y en a qu'une de belle, la belle, la partagée.
D'une même longueur les ondes se propagent,
d'un même élan les regards se croisent,
dans les mêmes bras le bonheur se diffuse.
...
Et le coeur, le coeur
Et les corps, les corps.
N'en parlons pas, n'en parlons plus,
ils se parlent d'eux-mêmes.
Ils nous disent des mots qu'on ne prononce pas, ils se sentent des choses que l'on explique pas, ils se ressentent.
Eux ne font plus qu'un, le grand martèlement le temps d'une mi-temps"
 
 
 

Des possibles

 
"Nous voilà repartis dans la pluie et le vent, les réveils lents et les lumières du petit matin.
Lourd sera le chemin pour y arriver, sans passer par la folie ou enfin l'éviter.
L'affrontement reprend, incertain et violent, doux et complice, qui sait?
Va savoir ce qui m'attend de l'autre côté, d'un côté d'elles, de l'autre côté de lui, de l'autre côté du lit
Au fil de l'eau tout est possible"

La treizième forêt


Les bambous d'avant le jour se dressent au plus près du printemps sauvage.
Les belles tombes enivrent le lagon du temple des eaux troubles.
A l'heure du dragon, tu peignes des mots vert-d'eau.
Sous la natte, nous rêvons de bois.
Au delà de la barrière, la nuit saisi un récit d'émeraude.
N'aimerais-tu pas allumer le cerisier de sang?
En cet instant, bulbe profondeur,
Tes mains, criminel,
La douceur de la treizième forêt s'évade contre nous.

irOise

La déferlante


Depuis la nuit, le noyé impatient se mêle au rouge sang
Le long du mur, les particulent diffusent toute la haine du monde
L'égoïsme supprime l'amour naissant, écumant son travail d'un cadre blanc

Léon, Léon...
Errant dans l'encre noire et froide

Vomir le bois dont nous nous sommes chauffés
Envahir encore et encore
Tu croupis d'horreur sur un tas de fumier
Te voilà seul
Te voilà seule
Humain, unique

C'est comme une vague éternelle qui revient
Veille à la somme en rajoutant un point.


irOise 2011

Douceur violette

De temps en temps, par période, je laisse les pinceaux au repos et je sors l'appareil photo.Je me balade, je prends l'air et observe du regard ce qui se passe autour de moi.

Terre, mer, personnes, faune et flore....saisons...art "outside"...

Il en ressort généralement des choses assez simples, sans prétention aucune.

Mais parfois une lumière douce et violette se diffuse et les gouttes d'eau font une apparition furtive.
Que faire de plus sinon se laisser bercer et se laisser envahir par cette tendre clarté....?...






Edité le 19 août 2009

Vagues à lames - part one


Vagues à lames
Sans importance tant elles sont tranchantes
Sans démesure tant elles sont grandes
Que demande t’on excepté l’île ?
Ondulantes, elles glissent
Renversent la balance et inversent les rôles
Sans révolte, à présent
Tant la tristesse est grande
Vagues à lames, le poignard tranchant
Marée montante, létale, descendante
Agitées, vagues houleuses
Traîtrise des eaux inconscientes
Nous sombrons tous tant elles sont fatales
Couches profondes et trésors engloutis
Attirés par le fond de la mer, vautrés
Submergés dans ces vagues à lames
La mer est une volière
Apparaître, exténués mais vivants
De cette mer, enfin apaisée
Nageons dans ces eaux plaisantes
Vagues de l’âme renaissante



Edité le 15/02/2009

L'ordre du jour

Aurais-je commencé
Si j'avais su un jour
Tout ce qui ne m'attendrait pas ?



Quel est donc ce décalage
Celui qui sommeille en moi
Alors que pendant tout ce temps
Mon corps blessé ne dort pas

Immense est le fruit du hasard
Cette eau qui coule le long du bras
Les deux rivières qui s’enchaînent
Se frôlent mais ne se rejoignent pas

Dans un automatisme de nuit
Des voix sifflent à mes oreilles
Mes longues absences diurnes
D’une reine qui marche au pas

Attendre, attendre, semer
Récolte sans pain et sans levain
De la nuit à la prune avalée
Le non festin d’un sombre repas

C’est dans la nuit que tout se trouve
La vérité des amples mensonges
La soif d’une terre desséchée
L’ordre du jour, je ne sais pas

C’est quand je rentre que je l’entends
Rauque, dur, gras, toussotant
Le moindre mouvement me touche
En ce sommeil que je ne trouve pas

Serais-je donc une autre Circé
Alors que je les ai transformé
Méritant sa douleur refoulée
Les dresser, mais jamais au pas

Le souffle saccadé la rejoindre
Epicier de plomb et de pharmacopée
Et de une et de quatre
Mes haltes au devant de mes pas

Et dire qu'il suffirait d'une étoile....


Edité le 5/12/2007

Libres détours

Vers les ondulations de la mer et de l'amitié, en trois parties.

Sans se presser, avec confiance et apaisement
Quelque chose s'est installé
Mots et écoutes mutuelles
C'est dans le temps que tout se joue
Même vieux, tout sera toujours entre eux
Comme il l'a toujours été
Prendre le temps de partager
Au fur et à mesure de l'amour, de la vie, de l'amitié
Ondulatoirement, sans se presser

En voici déjà deux....



Dans les entrelacs de peaux
Raviver nos heures nocturnes
Le seul, patient, à jamais éprouvé
Tout l’amour en un être éloigné
Révéler les méandres et les pensées voilées
Libérant la vie en douceurs invitées
Echangeant l’intime de deux vies tracées
Le calice s’offrant à la lame
Laissant le serpent en elle s’immiscer
L’ouest rejoignant l’est
Le bout du monde ensemble retrouvé
Un quart de tour à droite
Et c'est gagné
Au delà les mers
Je franchirai la frontière




Edité le 19/08/2007

Pensées en mouvement


Dépoussiérer l'ancien monde
Enlever les toiles d'araignées
Réinventer un nouveau monde
Se pencher sur nos pensées
Toujours en mouvement
Rester attentif à ceux qui nous obligent à sourire
Et nous interdisent d'éprouver
En nous greffant des modes hédonistes
Qui ne font rien de plus
Que nous rendre plus égoïstes
Balayant le spirituel qui sommeille en nous
Tel un coup de grand vent sur nos âmes
Nous culpabilisant et nous rendant honteux
De penser ou de dire:
"Je crois en Dieu"




Edité le 1/08/2007

Perpétuité d'amour

Je les lis et ils parlent d’amour
Avec chaleur, avec pudeur
Avec vigueur, avec bouffée
Tous ces cataclysmes d’authenticité
Deux regards se métissent
Bras apaisés, l’un vers l’autre
Bouches ouvertes, baisers posés
Pas attentifs, pas appréciés
Randonnée au pays de l'ardeur
Tendres, exquis, et emportés
Entremêlons les deux, apparences et passion
Deux bouches apprêtées
Deux corps allongés
Enveloppés ils seront à perpétuité
Couleurs de peines et joies mélangées
Papier d’espoir imbibé d’eau, pressé
Que le prierais je
De forcer la porte
D’apprivoiser
D’aimer
En sachant qu’à tout jamais
Et pour l’éternité
Il sera aimé

Edité le 12/02/2007

Brume, mon amour

Brume, mon amour
Ta main, Brume, aussi douce que l'arc-en-ciel si discret,
M'emprisonne au fond des ouragans noisettes
De tes yeux argentés
Et me fait filer dans tes rayons auburn
Comme un aigle explorant ton âme...
L'aube...
Mon rêve se noie dans les profondeurs de mes songes
Alors qu'une lueur caressante efface les ombres de la nuit.




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Edité le 4/02/2007

L'indig'amour

Il y a des photos que jamais plus il ne faudrait regarder


Et si tout simplement je revenais en arrière
En arrière d’un an et quelques
En arrière de la souffrance
En arrière de la douleur
Et si tout simplement je revenais à toi
Quelques mots tendres
Quelques mots doux
Quelques heures de plaisir
Vivre jouir rire
Et si j’effaçais de ma mémoire notre rencontre
En serais- je moins triste ?
En serais je moins morte ?
Recommencer une nouvelle vie
Recommencer à revivre
Un renouveau dans l’ancien
Tout ce que je devrais refaire
Tout ce que je devrais relire
Chaque minute te revivre
Chaque seconde te ressentir
Chaque coucher entre tes bras rester
Un buffet de trop
Je ne peux plus digérer
Ton amour mon amour
Même morte je ne peux oublier
Trop éphémère pour mes vieux jours
De mes larmes vais je encore crever ?
Que donnerais je mes draps pour te retrouver
Vivre jouir rire

Edité le 16/01/2007

Pêcheurs de vies


S’éloigner du quai,
Sentir l’écume, sentir Eole
Contrer la force des vagues,
Louvoyer entre les aiguilles, les rochers
Eviter les griffes acérées,
Belles et prêtes a tuer.

Voir s’épanouir la voile,
Redouter la tourmente et l’ondée,
Voir venir le gros mauvais temps,
Sans être libre de l’éviter,
Quand tout à coup
Nait la stupeur

La panne, la peur,
L’affolement et l’angoisse,
Une vision de terreur.
La suite, Une épreuve
Un mot, un « au secours » lancé
Un appel entendu, Une lueur

Et puis le cran, et puis l’audace
Quelques hommes connaissant les passes
Celles qui unissent plus vite
Celles qui sauvent
La frayeur qui s’efface
Un mortel soulagé

Passé la souffrance
Le salut, la délivrance
Enfin revoir le quai
Se sentir plus vivant qu’avant
Ne reste alors que joie et allégresse,
Plaisir et liesse.

Pleurons mes amis,
Un naufragé volontaire a disparu
Pleurons mes amis
Alain Bombard n’est plus

Remercions, préservons
Les pêcheurs de vies.


Edité le 17/11/2006

Le violet d'Emeraude


C’est décidé, ça y est
Je vous peins un Manet
Et vous montre la belle
Celle d’Hélène Goutay

Venez dans ma forêt
Venez donc, venez voir
Le Violet d’Emeraude
A sa place ce soir

Etre le lien primaire et le lien secondaire
Jaune est bien mon contraste, mon complémentaire
La Fille de Frascati n’est donc pas éphémère
Elle juste gamme froide pour un Winterhalter

Je garde mes nuances
Même ce soir déclinées
Un conte violet
N’aurait pas mieux été

Je déjeune sur l’herbe
Et suis parfois lyrique
Je suis plutôt de Mars
Parfois malaise optique

Je suis rêve magique
Sur la roue chromatique
Un avenir ultra
Tel de Paco, je crois

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Une visite chez Emeraude - Tout l'univers, en lien ci contre

Edité le 8/11/2006

Les anges rêves - The angels dreams - Calligramme



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Un petit bout de môme sous une couverture
Un petit bout d'amour, une boule de douceur
Une boule d'amour, une bulle de coeur
Un instant de calme juste après les pleurs
Et il tourne, se retourne
Cherche une mère, vient contre moi
Deux yeux qui luttent, la tête contre ma nuque
Des vocalises qui montent
C'est la douceur d'un souffle, une respiration
Un petit corps qui bouge
Cherche la bonne position
Se raconte milles histoires
Invente les personnages
Allons
Entre dans la chambre et couche toi petit
Love toi dans ce lit
C'est un moment magique
Voyage Exupérique
Ferme tes yeux et imagine
Les chevaux, les donjons
Les châteaux, les dragons
Calme toi et écoute
L'automne qui arrive, les feuilles qui tombent
Un doudou tout doux
Serre le fort contre toi
Je le sais que tu l'aimes, tu lui parles déjà
Il est bleu, rose et vert
Sent le sommeil et les rêves
Endors-toi à présent
C'est la sièste mon enfant

A small end of child under a cover.
A small end of love, a bubble of heart.
A bubble of love, a bubble of heart.
One moment of calms just after the tears.
And it turns, is turned over, it seeks a mother, it comes against me.
Two eyes which fight, the head against my nape of the neck.
Singing exercises which go up.
It is the softness of a breath, a breathing.
A small body which moves, seeks the good position, tells miles stories, invents characters.
Go.
Enter the room and lay down you small.
Coil in this bed, it is one magic moment
A voyage "Exupérique".
Firm your eyes and imagines, the horses, the keeps, the castles, the dragons.
Calm and listens to the autumn which arrives, the sheets which fall.
A very soft "doudou".
Tighten the fort against you.
I know that you like it, you speak to him already.
It is blue, pink and green, it feels the sleep and the dreams.
It is time to sleep.
It is the nap my child


Edité le 1/11/2006

La grappe - Hommage à Erik Truffaz

Suave et délectable
Dépouille-moi
Jazz, Erik Truffaz
Cerf-volant, l’envolée d’une plume, aérienne
Une gamme, Arabe, mélodieuse
Les âmes composées
Saloua, Bending, Gedech...
L’eau, le vent, les arbres, les orages
L’éventail
Apparition née du cosmos
Orchestre minéral, végétal
Grappe de sons inaudibles
Résonance d’une peau
Dépouillement de mon cerveau
Une autre esquisse, enfantement
Voluptueuse trompette
Sonorités languissantes
Au gré du vent
S’allonger dans l’herbe
Percevoir le chant
En perdre connaissance
Déshabiller une porte
Humanité, paix, amour
Eperdument
Les entrailles des mers
Le coeur, le corps
L’élan, passionnément


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Edité le 26/10/2006

Saloua

Saloua
Un premier opus abstrait
Une onde montant vers le ciel
Un coeur qui naît, qui se construit et s’élève
Résultat étonnant, même pour moi
Un mélange de gamme de sons et de gamme de tons
Une hésitation et une verticalité contestée
Juste l’espace d’une nuit
Je voyage dans les sons de Mounir
Je suis imprégnée d’émotions traversant l’âme et l’esprit
« Ça monte et ça recouvre tout, nous enrobe dans la ouate et nous couche dans l’herbe »
« Le rythme est comme une danse du ventre »
« Et que ça ondule »
« Et que ça bouge »
« Et que ça sonne si vrai ce coeur qui naît »
« La tête en arrière, les épaules qui battent le rythme »
Il y a tant de paix et d’amour dans Saloua
Il y a tant d’apaisement dans cette voix
Des marches suggérées
S’élever vers le ciel
Trouver la lumière
Trouver la vérité, oui mais je ne sais pas laquelle
Se trouver peut-être
Se chercher sûrement
Se retrouver vidée de toute émotion
Comme si la toile m’avait dévorée...
Atteindre le sommet
Très haut, tout la haut
A la verticale


Retrouvez un extrait de la chanson Saloua sur le site d'Erik Truffaz.com

Edité le 24/09/2006

Les sculptures intouchables


Espiègle et malicieuse, elle titille tes sens
Voile ses poches vides, sous une peau hâlée, sous le soleil ambré
Vivre avec tout cela pendant un an durant
Rien qu’une seule fois et sans même révolte
La détresse masquée, lèvres et paupières fermées

Il en est des musées où l’on ne peut toucher, des sculptures invitant les mains à se poser
Rien à faire, rien à dire. Pose sur moi ton regard et dit moi qui je suis
La frustration est reine en ce milieu fermé
Offre moi ton avis qu’à mon tour je me trouve
Nouveau regard sur moi, m’incite à réfléchir, ma personne blessée

Un triangle aperçu, quelques sous-entendus
Ce pacte anonyme, tel un jeu mécanique
Tu payes, tu profites ...et pourtant, et pourtant
Non, jamais entre nous ne fût question d’argent
Mais l’addition est chère et je me sens ruinée

C’est « Bending » que j’écoute, une contre basse me berce
Une trompette me saoule, c’est Truffaz qui me vide
Et ce piano mêlé m’apaise en ce moment
Il me berce sans cesse et je le passe en boucle
Un pansement, une écoute, je flotte dans la ouate, puis replonge dans le doute

Je dois être un triptyque, universelle fraction
Une portion d’Amsterdam, une autre de Venise, la troisième de Rio
L'une se dévoile et même est presque nue.
La deuxième se cache, ne montre qu’un morceau
C’est un puzzle vivant qu’il devra reconstruire afin que la troisième se réveille à nouveau

Elle est donc comme ça, il faut l’apprivoiser
C’est un oiseau perdu, une bouchée pour le chat
Parfois femme tueuse aux griffes acérées
Je n’suis rien en ce monde qu’une sculpture intouchable
Une pierre, bloc de marbre, un coeur seul, dévasté

Mais qu’avez vous donc fait vous les hommes, me broyer
Autant noyer le chat et ainsi me tuer
...
Et pourtant, et pourtant
Elle s’était faite aimante, laissée apprivoiser
Toi qui les aimes toutes, tu n’as pas su l’aimer

Détruisez la sculpture, cachez aussi ce corps
Ce faux bronzage d’été et l’accès à mon ventre...
Placez moi donc en vente, attirez les regards ; une vitrine, près d’une gare, un néon sur la porte
Continuez d’abuser, cela ne vient plus à ça, moi qui suis déjà morte....
Ou gardez juste le dos, cela devrait suffire

A moins que, à moins que.... Grattez donc à la porte, tentez moi de l’ouvrir
Faites en sorte que je sorte, que je passe le pont, les passages obligés
Tel un support de base, une toile, une trame, me voilà feuille blanche ou rien n’est dessiné
Il n’y a plus d échange, je n’ai plus la main mise, plus rien n’est partagé
La sculpture intouchable est à présent fêlée et je me sens musée qu’on ne vient plus visiter

Et pourtant, et pourtant...
Moi qui aime tant flotter et renais près de l’eau, je constate l’horreur !
Les passerelles des navires m’ont toujours apeurées



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Photo: Alain Giraud - "La passerelle"


Edité le 13/09/2006

Autoportrait - 100 facettes

Partir d'un demi visage, une moitié de soi-même et se reconstruire.
Savoir qu'il ne peut y avoir qu'une seule image de soi, mais 100 facettes de soi parce que nous nous conjugons au pluriel.
Passer la douleur, se recentrer, se reconcentrer et se reconstruire. Essayer en tout cas.
Se découvrir autre, se découvrir en progressant à petits pas, tout doucement.
Savoir ce que l'on veut, ce que l'on ne veut pas.
Savoir qu'on ne refera pas ce chemin là des centaines de fois.
Il est trop dur à faire, il laisse trop de cicatrices.
Alors, tenter d'approcher le sommet de sa vie avec les traces de ce qui a été vécu et celles de ce qu'il reste à vivre. Une naissance, un semblant de vie, une destruction et un l'essais d'une renaissance.
Le chemin de toute une vie



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L'arbre est né, bien planté
Enraciné dans sa terre, il a progressé
D
e ces branches minimes un tronc s'est élevé
P
armi les siens, s'est transformé
U
n jour, il s'est décidé
Je serai seul, les pieds dans la terre

E
t les hommes a affronté
Comme un roc celtique, la tenacité

Ma
is l'âge rend fragile
A
vec le temps quelques bois cèdent
E
t l'âge rend trop sage
A
vec le temps quelques bois fleurissent
N
e jamais se résigner
D
eux parts dans l'arbre
D
e la sève froide s'écoulent les larmes
L
a fourche, la hache, le masque et l'amer
D
e la sève chaude s'ébauche un sourire
La joie, l'énergie, la franchise et la mer

Goupil hurlant massacrant une fleur sous l'éclair

E
lle fredonnant une chanson dans les airs
H
armonie d'une fusion ..... Le feu d'un piment
D
ouceur d'une caresse ..... Le piquant d'un chardon
Arc-en-ciel des couleurs ..... Noyade sous l'ouragan

Un sourire et des hommes

L
es voyages, la nuit, le jour
S
ous une musique céleste
Bien ancré, se diffusant

S
i c'était vrai ...
La flamme nourricière

L'homme, la mère

U
n petit d'arbre

Edité le 10/09/2006

Vibrations


Comm
e un phare sur la mer, vibrations, nos jalon
s
Les musiques animales, un orchestre, végétaux

C'
est le bois qui m'invite, planent nos corps plus haut
Sa
ns retenue aucune, à présent écoutons
L'
arabesque des hanches, les soubresauts du son
C'
est Al qui nous submerge, Tango ou Flamenco
Di
Méola nous guide, frottent les cordes, l'air
Ce
tte vague nous promène, effleure les minéraux
S
ans la magie des notes, dépouillés nous serions
L
'illustrant aux pinceaux, les pigments donnent le ton
N
os lignes qui se courbent, nous courbent qui se tendent
J'y rajoute la couleur, et vous vouliez des ronds


e
nfin bon, des notes quoi ... des vibrations

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Edité le 05/09/2006